Comment un Dieu d’amour pourrait-il prédestiner certains à la perdition ?

Selon la théologie réformée (dite calviniste), le libre arbitre humain est tel que Dieu décrète souverainement tout ce qui vient à passer.

Cette vue enseigne donc que notre destination finale (vie éternelle ou condamnation) est entièrement entre les mains de Dieu, totalement déterminée par sa grâce envers des pécheurs qui ne la méritent pas.

Cette position théologique permet donc aisément de rendre compte de tous les textes bibliques traitant de “l’élection” des chrétiens, de la “prédestination” au salut, du fait que Dieu soit entièrement au contrôle de notre vie et de notre destinée, et du fait que notre salut soit entièrement à la gloire de Dieu, dans la mesure où c’est lui qui nous donne même la foi en Jésus, à travers laquelle nous recevons son pardon gratuit.

Mais évidemment, malgré tous ces bénéfices, la doctrine réformée de la prédestination a ses difficultés : elle soulève certaines questions difficiles, qui méritent d’être traitées sérieusement par les calvinistes. L’une d’entre elles, et probablement la plus difficile à adresser, est la suivante:

Comment peut-on réconcilier un Dieu d’amour avec le fait qu’il prédestine quiconque à ne pas être sauvé? Comment un Dieu d’amour justifie-t-il la réprobation de ceux qu’ils n’élit pas au salut par la foi en Christ?

C’est cette question que j’ai voulu aborder sérieusement, dans un article sur le blog de l’Association Axiome.

 

Retrouvez cet article en cliquant ici.

 

Il agit d’un article écrit à un niveau un peu plus académique, mais ne vous laissez pas dérouter, il reste très accessible, et ses explications sont importantes pour bien comprendre les mécanismes du jugement final opéré par un Dieu à la fois plein de justice et plein de miséricorde, qui mérite toute notre attention et toute notre louange.

Gloire à lui.

 

 

GB

Ayant étudié les maths et la physique en classe préparatoire et grande école d'ingénieur, Guillaume Bignon travaille dans l'informatique financière sur Wall Street. Après une conversion improbable et providentielle à l'âge adulte, il s'est pris de passion pour l'apologétique chrétienne et a obtenu une Maîtrise en littérature biblique avec emphase sur le Nouveau Testament, d'Alliance Theological Seminary à New York. Il est titulaire d'un Doctorat en théologie philosophique sous la direction de Paul Helm à London School of Theology. Guillaume est membre de l’Evangelical Theological Society, l’Evangelical Philosophical Society, la Society of Christian Philosophers, et l’association axiome. Il s'intéresse à la métaphysique du libre arbitre, sa relation avec la providence divine et la logique modale, ainsi que la théologie naturelle et l'épistémologie.