Combattre le péché: un rappel essentiel

Le bon sens biblique implique que quiconque veut bâtir une tour doit d’abord s’assoir pour calculer la dépense (Luc 14:28)

Il en va de même quiconque est déterminé à lutter contre son péché, comme le rappelle John Owen (1616-1683) :

Que personne ne s’imagine pouvoir mettre à mort le péché aisément, en frappant peu ou faiblement. Celui qui a frappé une fois le serpent et qui ne continue pas jusqu’à ce que ce dernier soit mort va vite regretter d’avoir entamé cette querelle.

Ainsi en est-il de celui qui commence à traiter son péché et qui ne poursuit pas cette tâche jusqu’à la mort.

Si vous vous êtes engagé dans le grand combat contre vous-mêmes, sachez que vous avez pris part dans une guerre à vie. La vie chrétienne normale n’a rien à voir avec un long fleuve tranquille, et elle ne se réduit certainement pas à une main rapidement levée lors d’une réunion d’évangélisation.

Le Saint-Esprit habite en vous, et y demeurera pour vous conduire dans cette tâche. Mais ayez dans votre coeur cette ferme résolution de lutter jusqu’au bout.

Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.
(Ap. 2:10)

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

  • bubzy

    Malheureusement il y a là un combat difficile et perdu d’avance. On ne peut, en tant qu’être humain, et surtout chrétien né de nouveau (si nous le sommes vraiment) combattre le péché.

    Parce que le péché n’est pas une tentation, il vit dans notre être charnel, corrompu de nature. Et nous ne pouvons pas lutter contre notre propre être, sauf à en perdre la raison. Car c’est de cette nature pécheresse que Jésus est venu nous sauver.

    En vivant par l’esprit, après avoir été baptisé en Jésus Christ, nous obtenons cette victoire qui consiste à ne plus être dominé par le péché.
    Mais cela implique de vivre par l’esprit et non plus selon la chair.

    Quelqu’un qui vivra selon la chair sera toujours esclave de son péché et se battra contre lui en vain, alors que quelqu’un qui vivra selon l’esprit en sera libéré.

    Se battre contre le péché, c’est être encore sous la loi, et cette distinction, clairement expliqué dans Romain, faisant aussi parti d’Hébreux et de 1 Jean de façon plus diffuse, est très mal comprise apparemment.

    • dan

      Jésus mange. On doit accepter de vivre dans la chair (dimension horizontale de la croix) sans pour autant perdre de vue la dimension verticale de l’esprit (harmonie des proportions de la croix); pour faire un comparatif rapide, il suffit de voir que Satan agit comme la gravité terrestre : il nous tire vers le bas, en permanence, et tout le monde est concerné de la même manière (*) : si l’on est sensible à sa tentation, on mange trop par exemple, alors on grossit et l’on est encore plus tirés par la force de gravité. Mais il suffit de se lever pour affronter cette gravité. Il suffit de ne pas rester allongé. C’est donc bien loin d’être un combat perdu d’avance.

      (*) pas tout à fait, et celui qui comprend bien cette perspective verra alors ce que signifie « marcher sur l’eau »

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