La Bible cite-t-elle des auteurs païens ?

Il n’est pas rare qu’un auteur biblique renvoie, plus ou moins explicitement, à un autre passage du corpus biblique. La manière dont ces auteurs procèdent à ces références, et le but qu’ils recherchaient, fait débat, notamment en ce qui concerne les renvois à l’Ancien Testament dans le Nouveau Testament.

Les auteurs ont-ils respecté le contexte original, ou bien s’en servent-ils comme d’un prétexte pour appuyer leurs propos ? Leur méthode est-elle un exemple à suivre, ou bien le Saint-Esprit les a-t-il conduit d’une manière qui nous est inaccessible ? Ou même, font-ils carrément n’importe quoi avec les passages cités ?

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Le théologien Greg Beale a fait de cette question sa spécialité. Il est convaincu que les auteurs du Nouveau Testament ont une méthode exemplaire, héritée de leurs pères, et qui respecte entièrement le contexte.

Selon lui, si nous avons parfois une autre impression, c’est parce que nous n’avons pas assez approfondi les passages en question, ou que nous nous trompons sur leur manière d’employer la citation.

Pour permettre à chacun de se familiariser avec les particularités de ces questions, il a publié un manuel d’exégèse (bientôt disponible en Français) et dirigé avec D.A. Carson un commentaire biblique qui détaillent :

– Les différents critères pour reconnaître une référence à l’Ancien Testament dans le Nouveau Testament

– Les diverses formes que peuvent prendre ces références

– Les usages variés que peuvent en faire les auteurs du Nouveau Testament.

Etant donné que cette méthodologie n’est, pour l’essentiel, pas spécifique aux citations « internes » à la Bible, j’ai entrepris de transposer ces éléments pour inspecter les cas d’éventuelles références extra-bibliques dans la Bible, afin de mieux les identifier et les interpréter.

Le plus souvent, nous cataloguons ces « emprunts » extérieurs comme de simples proverbes populaires, mais une étude plus minutieuse révèle qu’il s’agit souvent d’apologétique culturelle

 

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Seul chrétien de ma famille, converti à 21 ans, puis étudiant en Théologie et désormais apologète à mes heures, je m'intéresse particulièrement aux rapports entre la foi, les visions du monde et la culture populaire (voir "Visio Mundus", site partagé avec Y. Imbert, professeur d'apologétique).