Il y a une sorte de grâce… qui n’est pas la grâce de Dieu

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– Du 11 au 13 novembre, inscription ici –

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L’un dans éléments qui m’a le plus marqué dans la théologie de Bonhoeffer est son insistance sur l’obéissance pratique comme fruit de la grâce de Dieu. Au début de ma vie chrétienne, j’étais en réaction contre une certaine forme de prédication qui disait, en substance,  “Dis oui à Dieu et tu seras sauvé! Lève juste la main pour accepter Jésus dans ton coeur et plus rien ne pourra t’arriver”.

Je sentais que cela rentrait en contradiction avec les Ecritures, mais en ce temps là, ma théologie “arminianisante” (et oui !) me mettait en danger de répondre à cette dérive par une certaine forme de salut par les oeuvres… et je le savais.

À cette époque, les prédications tonitruantes telles le fameux “message choquant pour les jeunes” ne circulaient pas encore en France. Mais, en feuilletant Le prix de la grâce chez un ami,  je me suis un jour retrouvé nez-à-nez avec ce texte :

La grâce à bon marché, c’est la prédication du pardon sans repentance, c’est le baptême sans discipline d’église, c’est la sainte cène sans confession des péchés, c’est l’absolution sans confession personnelle.

La grâce à bon marché, c’est la grâce que n’accompagne pas l’obéissance, la grâce sans la croix, la grâce abstraction faite de Jésus Christ vivant et incarné.

Ce fut le déclic pour moi : cette “grâce” que j’entendais prêcher ici et là (paradoxalement dans des mouvements fondamentalistes) n’était tout simplement pas la grâce, car une telle “grâce à bon marché” est un non sens, une impossibilité. Pire, pour Bonhoeffer c’était une grâce sans Christ !

Je comprenais enfin que la grâce portait en elle-même un principe vivifiant qui conduisait naturellement à agir selon la grâce. Et cette perspective nouvelle me conduisit à évoluer radicalement dans ma lecture de la Parole de Dieu.

 

Dietrich Bonhoeffer m’a donc aidé à préciser certains aspects de ma théologie. Pourrait-il en faire autant pour vous ? Joignez-vous à nous dès le 11 novembre prochain pour le savoir !

 

 

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Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).