#balancetonporc #tousdesporcs : et si ces accusations allaient bien plus loin qu’il n’y parait ?

Le 10 octobre 2017, un correspondant du New Yorker fit éclater ce qui sera probablement l’un des plus grands scandales sexuels Hollywood. Scandale qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Dans son article, Ronan Farrow rapportait les témoignages nombreux, vertigineux, d’agressions sexuelles et de viols dont était accusé Harvey Weinstein, producteur influent et co-fondateur de la société Miramax. Depuis, le scandale qui a explosé autour de Weinstein a conduit à une réaction en chaîne. Plusieurs figures en vue dans le monde de l’art, principalement dans l’industrie cinématographique, ont été visées par des accusations similaires. Presque deux mois, et nous n’en avons pas encore vu la fin.

 

 

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Si je ne veux pas revenir sur les articles, les tweets, les news à la télé, je ne peux que m’étonner… et en même temps, ne pas être surpris. D’un côté, oui, comme tout le monde je suis sidéré de l’ampleur globale que ce scandale sexuel a pris. Qui aurait pu supposer l’étendue de ces agissements ? À part peut-être ceux qui vivaient dans ce milieu. Ceux et celles qui devaient se taire, ceux et surtout celles qui ne pouvaient pas faire autrement. Celles qui étaient utilisées, abusées, harcelées, mais n’avaient pas droit à la parole. Et quand elles auraient du avoir accès à la parole, la loi du silence qui s’imposait n’avait rien à envier à la mythique omerta digne d’un film de Scorcese.

Le cas particulier de Weinstein disparaîtra sans nul doute de vos réseaux sociaux. La nouveauté médiatique est à ce point nécessaire que même le plus choquant laissera sa place à que chose de nouveau. Il n’en reste pas moins que les actes révélés seront toujours aussi inacceptables. Pourtant ils seront oubliés, témoin de notre rare capacité d’anesthésie et d’oubli. Encore et toujours, ces abus seront inadmissibles et injustifiables. Tout le monde s’accorde maintenant à le dire. Très bien. Mais du coup je me pose une question : Comment une société qui invoque sans cesse la dignité humaine et l’égalité universelle de droits a-t-elle pu en arriver là ? Comment de telles actions, répétées, systématiques, que tous (en tous cas en public) s’accordent à condamner, peuvent-elles êtres finalement si fréquentes ?

Il me semble que plusieurs facteurs entrent en jeu. Tout d’abord, une culture du dévoilement sexuel qui se double ensuite d’une réification de la sexualité féminine. Ces deux facteurs sont encouragés, parfois malgré eux, par les médias et des expressions artistiques diverses. Ils s’enracinent dans une culture qui construit, éduque, et forme chacun d’entre nous, depuis… disons un très jeune âge…

 

 

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Yannick Imbert est professeur d’apologétique à la Faculté Jean Calvin (Aix-en-Provence). Il est l’auteur de plusieurs livres dont une introduction à l’apologétique (aux éditions Kerygma/Excelsis). Il blogue sur “De la grâce dans l’encrier”. Yannick anime également le blog d’apologétique culturelle Visio Mundus.

  • Francine

    La solution est pourtant simple, et tient en deux lettres : IA, intelligence artificielle. D’ici peu, on saura produire à coût raisonnable, des robots féminins, possédant les mensurations exactes souhaitées et réagissant aux assauts du porc, exactement comme il l’espère. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est déjà là. Les femmes n’auront donc plus à se soucier du catapultage du suidé, puisque ce dernier sera parfaitement béat avec sa houri mécanique (ou même son harem), qui de plus, lui reviendra au bout du compte infiniment moins cher qu’une vraie.

    Ce nouvel avènement technologique démontrera par son échec, une vérité spirituelle importante : Il est faux de dire que dans la relation intime les hommes cherchent à réifier, chosifier les femmes, puisqu’ayant maintenant à leur service de parfaites choses, ils ne seront pas satisfaits pour autant, et continueront à se comporter comme des porcs envers les vraies femmes. Mais même ceci est faux, car le vrai porc, lui, ne fait pas de différence entre une truie artificielle et une authentique ; cette méthode est adoptée dans tous les élevages et les haras de taille importante, et jamais ni les verrats, ni les étalons, ne se sont plaints du leurre.

    L’homme et la femme ne sont pas des animaux ; leurs relations, justes ou perverses, ne consistent pas dans la simple satisfaction de l’instinct de reproduction. Elles touchent une dimension spirituelle, en bien ou en mal ; et c’est pourquoi le robot sans âme ne résoudra rien. C’est ce que n’ont jamais compris nos moralistes bien intentionnés, qui pour lutter contre la pornographie, vous expliquent qu’elle est trop violente envers les femmes. Ah bon ? parce que si on filmait les ébats de deux tourtereaux très doux l’un à l’autre, et même légitimement mariés, ce serait beau ? Ce serait tout autant de la pornographie.

    • ii

      Exact Francine. Encore un sujet sur lequel les chrétiens sont un peu en … retard. Mais ces robots sexuels existent déjà depuis une dizaine d’années, ils se dotent progressivement d’une intelligence artificielle pour répondre aux stimulis de la personne qui lest manipulent pour soit correspondre à une vraie femme (et donc ne pas être un objet) et rejeter l’outrecuidant individu qui ne les respecte pas ou au contraire extatiquement frisonner de plaisir à la moindre caresse pour satisfaire les fantasmes.

      Et à la vue de tous les articles sur le sujet que j’ai vu passer cette année dans les médias généralistes (Le Monde, Figaro, Nouvel Obs etc.), ce serait une révolution sociétale (et sexuelle) au niveau de l’IA qui se dessine. On verra sur ce point.

      Ceci dit, ces modèles ne sont pas uniquement féminins et non destinés qu’aux hommes. Révolution sociétale qu’on nous dit !

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