9 raisons pour lesquelles les commérages détruisent l’Eglise

Cet article a été initalement posté sur le blog de Chuck Lawless le 16 mars 2016. Le professeur Lawless est le doyen des programmes de Master de la Faculté Théologique Southeastern, l’une des plus importantes des États-Unis. Chuck est également professeur d’évangélisation et responsable du pôle Éducation Théologique à l’International Mission Board, l’un des organismes missionnaire les plus importants au monde.

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Nous avons tous entendus, et probablement nous l’avons tous pratiqué. Peut être même en avons nous été la cible…

“Ça”, ce sont les commérages, et ils sont destructeurs pour l’Eglise. Voici pourquoi :

 

1- C’est mal. Comment qualifieriez-vous différemment un acte qui, dans l’Ecriture, est si souvent inclus dans la liste des actions pécheresses (cf Rom 1:29; 2 Cor 12:20; 1 Tim 5:13). Dans les faits, les commérages sont souvent mentionnés comme un indicateur de perdition, pas de salut…

2- C’est idolâtre. Les pratiquants de ce “sport” aiment obtenir des “nouvelles”, même quand cela est faux et blessant. Parfois, ils deviennent même enragés à l’idée que d’autres aient des informations qu’ils n’ont pas. Avoir toute la “saleté” devient leur dieu, et ce n’est ni plus ni moins que de l’idolâtrie.

3- C’est centré sur le “moi”. Ceux qui affectionnent le commérage se placent eux-mêmes au centre de tout. Et s’ils n’y sont pas, ils parlent de ceux qui y sont, afin de ramener l’attention sur eux.

4- Cela divise. Parler derrière le dos des gens ne promeut jamais l’unité. En particulier quand ce style de conversation a lieu dans la pièce annexe de l’Eglise ou sur son parking.

5- C’est souvent manipulateur. Parfois, l’information ainsi “rapportée” se glisse dans une requête de prière (“je ne veux pas répandre des rumeurs, mais nous devrions prier pour ______ parce que _____”). Il s’agit de commérage, et l’appeler autrement revient à mentir.

6- Cela détruit les réputations. Il suffit d’une simple rumeur pour faire mal à un frère ou une soeur, et il est difficile de corriger le tir lorsqu’une rumeur est lancée. Par le commérage, nous ne faisons qu’affaiblir l’Eglise de Dieu.

7- Cela détruit la confiance. Là où les commères sont tant occupées à répandre leurs calomnies, elles ne s’aperçoivent pas de leur propre folie. Les commérages ont pour but de détruire l’autre, mais au final ils ne font que prouver que celui qui les répand est indigne de la moindre forme de confiance.

8- Cela met en évidence l’hypocrisie dans l’Eglise. Jacques présente les choses ainsi : “la langue est le monde de l’iniquité” (Jac. 3:6), un “mal sans repos, plein de venin mortel” (Jac. 3:8). Lorsqu’une même bouche bénit et maudit les autres -y compris au travers de commérages- l’hypocrisie est dans la place (Jac 3:10-12).

9- Le risque est le jugement de Dieu. Jésus rappelle que nous répondrons de chaque parole que nous avons dite (Matt. 12:36-27). Les calomniateurs qui continuent dans leurs oeuvres (ce que fait la majorité d’entre eux) invitent un jugement contre eux. Et un jugement contre un membre de l’Eglise invite un jugement sur tous.

 

 

Alors, que faire ? Si vous vous reconnaissez dans cette description, arrêtez de commérer. Et si vous entendez des calomnies, vous êtes vous aussi coupable : arrêtez d’écouter !

Et si les calomniateurs continuent de parler et créent du remous, les confronter et les appeler à la repentance est la preuve d’amour à leur manifester. Faire moins que revient à offrir à l’ennemi un point d’appui dans votre Eglise.

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

Pensée du traducteur – Excellente citation de Jean Cocteau (1889-1963), membre de l’Académie française : “La calomnie est un propos en l’air qui aura pris du poids dans une oreille malveillante”.

 

 

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