Vue du Grand Canyon

5 leçons de mes vacances au Grand Canyon

Je reviens tout juste de mes vacances qui m’ont conduit cet été au Grand Canyon, dans l’état de l’Arizona, aux USA.

Pour être tout à fait franc, je ne suis pas de ceux qui s’émeuvent devant un magnifique paysage, mais je dois avouer avoir eu le souffle coupé à la vue de ce panorama grandiose.

Alors que Le Bon Combat fait sa rentrée, j’aimerais vous livrer 5 leçons que je tire de mes pérégrinations estivales.

 

 

1- Ma petitesse face à la grandeur de Dieu

Je ne suis rien, Dieu est tout. Me souvenir que ces magnifiques montagnes et ces précipices ahurissants ont été ciselés par la Parole de Dieu (Héb. 11:3) m’a tout simplement rappelé mon insignifiance. (Ps. 8:4-5)

 

 

2- La puissance de Dieu

Pensez aux paysages les plus incroyables qu’il vous ait été donné de voir, et songez à la manière dont ceux-ci sont arrivés à l’existence. Méditez sur la puissance qui a été nécessaire.

Quelle que soit votre position sur la création divine, reconnaissez que celle-ci témoigne de la toute puissance et de la gloire du Créateur. (Ps 19)

 

 

3- La beauté de Dieu

Sans exagération aucune, et malgré un profond chauvinisme géographique (!), je dois reconnaître que je n’avais jamais vu un panorama d’une telle beauté. Et cela m’a rappelé la beauté absolue de mon créateur.

Les vieux cantiques parlaient souvent de la beauté et de la magnificence de Dieu, alors que c’est un thème que les évangéliques du XXIème siècle abordent peu.

Or, la beauté est de Dieu. Bien plus, elle est Dieu.

 

 

4- La manière dont Dieu se révèle

Parmi ce qui compose ce que les théologiens appellent la révélation générale, la création divine tient une place centrale.

Je regardais les autres touristes qui, comme moi, étaient époustouflés par ce qu’ils voyaient. Etaient-ils en train de penser à l’existence de Dieu ?

Je pensais également à toutes ces tribus indiennes qui étaient maître des lieux avant l’arrivée des européens. Est-il possible que certains d’entre eux aient été interpelés par ce qu’ils voyaient ? Dieu en a t-il béni certains par le don de sa révélation spéciale, celle qui sauve ?

 

 

5- Le jugement à venir

Lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel à Flagstaff, différents prospectus touristiques étaient à disposition. L’un d’entre eux a attiré mon attention : il s’agissait d’une compagnie chrétienne créationniste qui proposait de découvrir “la véritable origine du Grand Canyon”, c’est à dire, selon ledit prospectus, une conséquence directe du du déluge.

J’ai alors pensé à cet avertissement de Pierre : “des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, ainsi qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau; mais, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies.” (2 Pie. 3:5-7)

 

Oui, la grandeur, la magnificence, et l’origine de la création nous parlent de Dieu et de la part de Dieu. Mais elles nous rappellent aussi qu’il revient bientôt.

Tenons-nous donc prêt, et, ce semestre plus que jamais, annonçons la grâce qui est en Christ à ceux qui ne le connaissent pas.

 

GB

 

 

 

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

  • Merci pour cet article qui me fait revivre ces panoramas! Juste une remarque: j’ai du mal avec la deuxième partie de ta phrase: « Or, la beauté est de Dieu. Bien plus, elle est Dieu. »
    Je ne dirais pas que la beauté est Dieu. Je dirais plutôt que Dieu est beauté. (Piper le dit mieux: « Beauty is what God is. »)
    Dieu est la mesure et la source de la beauté. Tu vois ce que je veux dire? La Bible dit Dieu est amour (1 Jn 4.8), mais on ne dirait pas l’amour est Dieu, parce qu’on élèverait la vertu au-dessus de sa source et mesure: Dieu.

    • C’est la grande question des attributs divins. Au sens strict, l’amour est Dieu. Ce n’est pas une vertu, c’est Dieu lui-même. D’ailleurs, tout ce que les êtres humains peuvent expérimenter de vertueux sur cette terre procède de Dieu, de sa nature.
      Le premier attribut divin est sa simplicité, ce qui implique son indivisibilité essentielle. Cela implique que l’on ne peut pas “éclater” la personne divine en attributs, sauf pour le besoin de l’étude de ceux-ci. Selon cette position, à laquelle j’adhère sans réserve, Dieu est l’équivalent de chacune de ses propriétés, en d’autres termes l’attribut n’est pas un simple qualificatif. Par conséquent, il est juste de dire, selon moi, que l’amour est Dieu, ou que la beauté est Dieu. C’est cette position qui permet à Salomon, je pense, de personnifier la sagesse, dans le livre des proverbes.

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