12 étranges manières de prier… qui sont peut-être les nôtres

Cet article a été initalement posté par notre ami Chuck Lawless sur le blog Church Leaders. Le professeur Lawless est le doyen des programmes de Master de la Faculté Théologique Southeastern, l’une des plus importantes des États-Unis. Chuck est également professeur d’évangélisation et responsable du pôle Éducation Théologique à l’International Mission Board, l’un des organismes missionnaire les plus importants au monde. Traduction : Dahlia Faltas [a.k.a Moutone 🙂 ]

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Voici simplement quelques réflexions à voix haute sur certaines manières étranges que beaucoup de chrétiens adoptent lorsqu’ils prient…

  1. Nous prions uniquement lorsque nous devons le faire. Si nous sommes face à une montagne, nous en faisons l’ascension jusqu’à ce que nous ne puissions plus avancer. Nous nous tournons vers Dieu que lorsque nous le devons. Nous essayons premièrement d’arranger les choses [par nous-mêmes], puis nous prions ensuite.
  2. Nous ne prions pour nos familles que lorsque nous apprenons qu’il y a un problème. Peut-être (seulement peut-être) nos familles se porteraient-elles mieux si nous priions les uns pour les autres avant que les problèmes ne se développent.
  3. Nous prions pour les jeunes uniquement lorsqu’ils dérivent. Même problème que pour le point 2 ci-dessus – peut-être que les choses seraient différentes si nous priions pour notre jeunesse de manière davantage proactive.
  4. Nous prions au sujet de la tentation le plus souvent après avoir perdu la bataille. C’est exactement le contraire de ce que nous a enseigné Jésus sur la manière de prier : « [Père], ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Matt 6 :13).
  5. Nous prions pour un nouveau pasteur jusqu’au jour où nous l’obtenons. Bien sûr, nous prions pour le conseil ou pour le comité de recherche de ce nouveau pasteur. J’espère que nous prions également pour les pasteurs en devenir. Mais lorsqu’ils sont établis, nous oublions bien trop souvent de prier pour eux, jusqu’à ce qu’un problème survienne.
  6. Nous prions pour les jeunes couples jusqu’au jour où ils se marient. Nous voulons qu’ils soient animés de la sagesse de Dieu lorsqu’ils se fréquentent, pendant leurs fiançailles, ainsi que pour leur mariage. Mais une fois qu’ils sont mariés – pendant cette période d’adaptation où ils ont probablement le plus besoin de prières – nous retombons dans le travers du point 2 ci-dessus.
  7. Nous prions pour les non-croyants jusqu’au jour où ils se convertissent. Nous intercédons pour eux alors que l’Esprit travaille en eux. Mais dès qu’ils se mettent à suivre Christ, nous nous relâchons dans nos prières – au moment justement où ils rencontrent pour la première fois l’intensité de la bataille spirituelle !
  8. Nous prions pour les églises sœurs uniquement lorsque nous apprenons qu’elles sont en difficulté. En revanche, nous passons peut-être régulièrement devant des bâtiments d’Eglises, et nous oublions de prier pour elles
  9. Nous prions pour nos responsables qui nous gouvernent uniquement lorsque nous ne voulons plus d’eux. Cela me paraît arriver un peu tard…
  10. Nous prions pour que les jeunes diplômés aient de la sagesse, mais nous les abandonnons lorsqu’ils entrent à l’université. Leur première année d’université constitue peut-être l’un des plus grands défis pour leur foi, mais nous négligeons malgré tout le fait de les entourer de nos prières.
  11. Nous ne prions pour nos missionnaires que lorsqu’ils sont devant nous. Invitez-les à venir dans notre église, et nous les soutiendrons de nos prières. Laissez-les repartir, et nous [les] oublierons.
  12. Nous prions pour les personnes malades, mais pas pour celles en bonne santé. En tout cas, c’est de cette manière que nous faisons nos listes de prières. Quelque chose de mauvais doit vous arriver pour être au sommet de la liste.

Qu’en pensez-vous ? Quelles sont les autres manières de ce type qui président à notre vie de prière ?

 

Chuck Lawless

 

 

 

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Guillaume Bourin est pasteur, auteur, et fondateur du blog Le Bon Combat dont il est l'un des administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse). Guillaume est l'auteur du livre "Je vous purifierai d'une eau pure" : perspectives bibliques sur la régénération baptismale.